
Interviews

Conseiller d’État chargé du département de la cohésion sociale (DCS)
Chères Genevoises, chers Genevois,
Avec le Trèfle-Blanc, notre canton s’engage dans un projet qui dépasse largement la construction d’une nouvelle patinoire. Il s’agit d’un véritable quartier, un lieu de vie, de sport et de convivialité, pensé avant tout pour les habitantes et habitants afin de répondre à leurs attentes d’aujourd’hui et aux défis de demain.
Notre ambition est claire : offrir à la jeunesse et aux familles des infrastructures modernes et accessibles, créer un cadre où les jeunes talents pourront s’épanouir, et proposer à toute la population un espace ouvert, accueillant et durable.
Avec le Trèfle-Blanc, Genève se dote enfin d’une infrastructure à la hauteur des grandes villes de Suisse, tout en affirmant sa singularité : celle d’un canton qui investit pour sa collectivité, sa jeunesse et son avenir.
C’est avec fierté que je vous invite à découvrir les contours de ce projet majeur, qui deviendra demain un symbole de notre identité et de notre unité.
Avec mes salutations les plus sincères.

Conseillère administrative de Lancy
En quoi le projet du Trèfle-Blanc incarne-t-il votre vision du sport comme facteur de santé et de bien-vivre ensemble ?
Il réunit sport populaire et associatif: matchs de haut niveau, créneaux pour écoles et clubs locaux. Dans une zone pauvre en équipements, il offrira enfin une grande infrastructure pour toutes et tous.
Quel impact pour la commune et ses habitantes et habitants au quotidien ?
Le site deviendra un parvis apaisé et animé, accueillant rencontres, événements, food trucks et fêtes de quartier. Ce sera un lieu inclusif pour tous, y compris seniors et personnes en situation de handicap – pourquoi pas un club de hockey seniors !
Comment ce projet peut-il fédérer au-delà des clivages politiques ?
Une gouvernance claire et un modèle économique solide éviteront les dérives financières. En partageant responsabilités entre État, commune, exploitant et club, le projet pourra rassembler élus et citoyens.
Comment faire du Trèfle-Blanc un bien commun pour tout le canton ?
Avec son ancrage grenat, une programmation ouverte, des commerces et accès facile par CFF et TPG, la patinoire deviendra un lieu de vie et de patrimoine partagé par toute la population, bien au-delà du hockey.

Président du GSHC
Que représente le Trèfle-Blanc pour l’avenir du GSHC et pour garantir sa place au plus haut niveau ?
La patinoire des Vernets, datant de 1958, ne répond plus aux attentes du public ni aux exigences de la National League. Sans une nouvelle enceinte sportive moderne comme le Trèfle-Blanc, le GSHC risque de perdre sa place au plus haut niveau de son sport et les fans genevois devront aller hors du canton pour voir du hockey de ce calibre. Le projet est donc vital pour l’avenir du club et du sport d’élite genevois.
Que souhaitez-vous dire aux Genevoises et Genevois qui doutent encore de la nécessité d’investir dans ce projet ?
La moyenne nationale fait état d’une patinoire pour environ 40 000 habitants alors que Genève ne recense qu’une patinoire pour plus de 800 000 habitants. Ainsi, Genève, deuxième ville de Suisse, est l’un des trois cantons suisses les moins bien doté en patinoires. De plus, le hockey est le deuxième sport le plus populaire en Suisse et une forte tradition à Genève. Plus de 500 jeunes, filles et garçons, manquent de glace et s’entraînent à des horaires intenables lorsque l’on conjugue le sport et les études. Le Trèfle-Blanc offrira aux jeunes et aux familles du canton, une infrastructure moderne, utile à tous les sports de glace.
En quoi une nouvelle patinoire renforcerait-elle l’image et l’attractivité de Genève ?
Genève est à la traîne en comparaison de Lausanne, Zurich ou Fribourg, déjà dotées d’arénas de glace modernes. Une nouvelle infrastructure telle que le Trèfle-Blanc donnerait enfin au canton une image forte et dynamique, capable d’accueillir des événements sportifs de premier ordre et, donc de générer des émotions collectives aux Genevoises et aux Genevois. C’est un choix prioritaire pour maintenir Genève parmi les villes les plus attrayantes pour l’organisation de manifestations sportives.

Co-architecte du projet
Le Trèfle-Blanc est pensé comme un nouveau quartier. Comment avez-vous intégré le projet dans son environnement urbain et social ?
La parcelle, au cœur d’un futur quartier connecté aux transports, accueillera un bâtiment ouvrant sur une grande place publique animée au quotidien et transformée en parvis les jours de match.
Le projet se veut exemplaire en matière de durabilité. Quels choix architecturaux et techniques permettent de réduire concrètement son empreinte écologique ?
Les terres excavées partiront en train, limitant les trajets en camions. Structures en bois, murs en terre crue, toitures végétalisées avec panneaux solaires et récupération d’eau, façades en bois-aluminium recyclé composeront entre autre le bâtiment. Le projet intègre aussi une démarche de réemploi.
Quelles ont été les principales inspirations architecturales pour concevoir ce projet ?
Fruit d’une collaboration entre plusieurs mandataires architectes et ingénieur civil, le projet s’inspire d’un “nid inversé” pour créer une aréna immersive. La structure de la toiture évoque aussi un trèfle, clin d’œil au nom. Les lignes sculpturales des façades s’enroulent autour de l’aréna telles des rubans, créant ainsi un volume dynamique.
Comment l’architecture du Trèfle-Blanc favorise-t-elle l’ouverture sur le quartier et la vie quotidienne des habitantes et habitants ?
Au-delà de la patinoire principale, le site proposera une patinoire secondaire pour les écoles, un restaurant et une garderie. Les volumes fragmentés et les terrasses vivantes éviteront l’effet d’une masse trop imposante.
Comment avez-vous travaillé l’accessibilité pour que la patinoire soit accueillante pour toutes et tous, y compris les familles et les personnes à mobilité réduite ?
Les cheminements seront aux normes PMR, les sièges adaptés et des accompagnants prévus. Des ascenseurs desserviront tous les niveaux. Une passerelle au-dessus de la route de Saint-Julien vers Lancy devrait voir le jour et ainsi renforcer l’accessibilité globale du site.